« Les concurrents viennent des quatre coins du monde » se flattait en 2008 Jacky Brovelli, que la passion du vélo et l’amicale suggestion des cyclistes champenoises qu’il côtoyait dans la grande Boucle féminine ont amené à créer en 1989, avec son compère Claudius Caillot, le premier Chrono champenois.
Pour s’aligner sur ce contre la montre de 33,4 km, on vient en effet de loin : Chine, Australie, Nouvelle-Zélande, Etats-Unis, Kirghizistan, Pologne, Pays-Bas, Belgique, Finlande, Suisse. Ne manquent que des représentants du continent africain que le Bétheny Sport Organisation ne désespère pas d’accueillir un jour. Comment l’épreuve, qui figure au calendrier de l’Union Cycliste Internationale, est-elle devenue une référence dans le monde du vélo ? « Je dois dire merci à Jeannie Longo. En venant une première fois en 1992, en revenant et en gagnant à plusieurs reprises, elle a contribué à lancer le Chrono et à faire sa notoriété. S’il est très couru aujourd’hui, c’est parce qu’il est placé 10 jours avant le championnat du monde. Les athlètes viennent à Bétheny chercher leur sélection.
La Suissesse qui s’est imposée en 2007 a gagné ici son billet pour Pékin. » Idem chez les garçons : à Bétheny, ils marquent des points UCI qui leur donnent une valeur marchande pour entrer dans une équipe. D’abord réservée aux féminines, l’épreuve est devenue mixte en 1998, façon de lui donner de l’ampleur, tout en préservant l’ambiance et la convivialité appréciées par tous. Le départ et l’arrivée se jugent à Bétheny, mais la boucle traverse les villages de Bourgogne, Fresne-les-Reims, Pomacle, Caurel, Berru et Witry-les-Reims. « Nous sommes sollicités par d’autres communes qui aimeraient nous attirer chez elles, mais le Chrono fait partie du patrimoine de Bétheny. »
Prochaine édition : le 12 septembre 2010.
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